Inscrire à l’ordre du jour, en pleine crise économique, le projet de loi organique dont la principale caractéristique vise à museler l’opposition était déjà incompréhensible. Voir M. Karoutchi « péter les plombs » par les propos outranciers qu’il a tenu sur le PS devient franchement inquiétant. Jamais depuis les débuts de la Vème République, une majorité ne s’est crue autorisée à limiter les droits de l’opposition. Jamais un Président de l’Assemblée nationale ou un gouvernement n’a cru possible la révision du règlement de l’Assemblée nationale en dehors d’un indispensable consensus. Il semblerait aujourd’hui qu’emportée par les visions autoritaires et personnalisée du pouvoir qui est celle du Président de la République, la majorité UMP soit prête au coup de force. C’est une grave erreur. M. Sarkozy peut s’assoir sur son gouvernement et sa majorité. Mais il ne parviendra pas à s’assoir sur l’opposition et à la museler. Mieux vaudrait le comprendre rapidement.