Accueil du site > Dossiers > Pour un nouveau Front populaire !
Mouvements sociaux / Parti Socialiste

LE 29 avril 2009 PAR Pascal Cherki - 0 COMMENTAIRES

Pour un nouveau Front populaire !

Pour un nouveau Front populaire ! Le 1er mai, pour la première fois depuis très longtemps, tous les syndicats appellent à manifester ensemble dans l’unité enfin retrouvée. De leur côté, les partis de gauche ont aussi lancé un appel commun à la mobilisation (lire p.2). Cet appel unitaire des partis de gauche ne doit pas rester lettre morte. Il doit constituer le premier acte vers la constitution progressive d’une nouvelle alliance, un nouveau Front Populaire.

Le 1er mai, pour la première fois depuis très longtemps, tous les syndicats appellent à manifester ensemble dans l’unité enfin retrouvée. De leur côté, les partis de gauche ont aussi lancé un appel commun à la mobilisation. Cet appel unitaire des partis de gauche ne doit pas rester lettre morte. Il doit constituer le premier acte vers la constitution progressive d’une nouvelle alliance, un nouveau Front Populaire.

La question majeure que la gauche a toujours eu à résoudre a toujours été celle de son unité et de son rassemblement. Divisée, la gauche accroît ses chances de défaite, rassemblée, elle optimise ses possibilités de gagner. Cette question concerne les forces sociales à mettre en mouvement et également les organisations pour construire un débouché. Sur les forces sociales, pendant longtemps la question principale à résoudre fût celle de l’alliance des ouvriers et des paysans quand les paysans représentaient la force sociale numériquement la plus nombreuse. Aujourd’hui la question qui est posée est celle de l’unité des différentes couches du salariat. Cette question paraît moins difficile qu’il y a quelques années tant la profondeur et la brutalité de la crise du système capitaliste reposent, à nouveau, avec acuité la pertinence de la construction d’une alternative à celui-ci. La question la plus délicate à résoudre paraît être celle de l’unité des organisations. La division est la plaie de la gauche car elle favorise la fragmentation et le sectarisme qui l’accompagnent inévitablement. Encore plus dans la Ve République, modifiée par le quinquennat et l’inversion du calendrier, où l’élection présidentielle surdétermine tout. La situation économique et sociale rend encore plus nécessaire le rassemblement de la gauche qui doit sortir des faux débats entre « réformistes » ou « radicaux » pour s’occuper de la construction du nouveau programme d’alternative à la crise du système capitaliste. Pour cela, elle doit forger une nouvelle alliance large incluant toutes celles et ceux qui se réclament de son camp. Une alliance qui ressemblerait à un nouveau Front Populaire. Une alliance de tous les partis, les syndicats et les associations déterminés à construire ensemble dans une coalition dynamique, le programme du changement en vue des prochaines élections présidentielles et législatives pour offrir enfin ce débouché politique sans lequel la contestation sociale seule risquerait d’être frappée d’impuissance.

Reste à régler la question des candidatures à l’élection présidentielle. Cette question empoisonne la vie politique car chaque fois qu’une personne récolte une once de notoriété médiatique fugace, elle s’imagine sortie de la cuisse de Jupiter et qualifiée à se présenter à l’élection. En même temps, jusqu’à présent, chaque formation politique se sert de cette élection pour affirmer sa spécificité, s’en servir comme d’une tribune pour se compter nonobstant le risque global qu’elle fait courir au camp du progrès en l’affaiblissant.

Aujourd’hui, l’élection présidentielle est devenue un chemin de croix pour la gauche provoquant la division entre les formations et la division au sein de la plus importante d’entre elle, le Parti Socialiste. C’est pourquoi, il faut remettre la responsabilité de ce choix à nos électeurs en combinant le légitime désir de permettre à chacune et chacun de défendre ses couleurs et celui de préserver l’unité sans laquelle la victoire devient de plus en plus incertaine. Faire de la désignation de notre candidat-e un moment de débat et d’unité de la gauche, un moment dynamique, le début de la marche vers la reconquête, voici la responsabilité qui nous incombe. Je ne vois pas d’autre manière que d’organiser des primaires ouvertes à tous, où les électeurs et les électrices de gauche qui le souhaiteraient auraient la responsabilité de désigner la candidate ou le candidat de toute la gauche à l’élection présidentielle qui porterait le programme de ce nouveau Front Populaire.

Poster un commentaire