L’augmentation de la violence a l’école n’est pas un phénomène nouveau. Depuis 2002, on constate une progression constante et ininterrompue des actes délictueux en milieu scolaire. L’ensemble des études confirme qu’il existe une relation de cause à effet entre baisse des effectifs encadrants et explosion du nombre d’actes de violence.
C’est vrai pour tous les services publics. Cela se passe à l’école, avec la diminution du nombre de surveillants. Cela se produit dans les quartiers avec la disparition de la police de proximité, qui a entraîné une hausse de 23% des violences aux personnes. Cela arrive en prison, où la violence et les suicides explosent dans un contexte où l’encadrement est insuffisant.
Le premier responsable de la situation est le gouvernement lui-même avec une politique qui conduit à des effectifs insuffisants dans tous les services publics.
Le Parti socialiste est pleinement solidaire de l’ensemble des personnels des services publics qui doivent assurer leur mission dans des conditions dégradées, de plus en plus en souvent au péril de leur propre sécurité. Il est solidaire des Français qui souffrent de cette insécurité.
M. Sarkozy et ses ministres ont beau s’agiter et multiplier les lois. Ils feraient mieux de s’attacher aux vrais causes et de proposer les bonnes solutions.
Ce n’est pas en durcissant sans fin les textes ou en proposant des mesures techniques coûteuses et incertaines que l’on améliorera la situation. C’est tout simplement en donnant aux services publics (Education, police, justice) les moyens de fonctionner correctement.
Il est d’autant plus paradoxal de voir le gouvernement exploiter une fois de plus à des fins électorales la question de la sécurité. Il est le premier responsable de la situation.