Le pouvoir israélien, en tuant aveuglément des populations civiles, en portant atteinte à la dignité des gazaouis, en asphyxiant durablement l’économie palestinienne, en plongeant volontairement les civils dans le désespoir a foulé aux pieds les droits de l’homme dont la démocratie israélienne se veut pourtant porteuse.
L’image d’Israël est entachée comme a été salie celle des Etats-Unis de Georges Bush qui ont mis en œuvre les pratiques les plus détestables et les plus étrangères aux valeurs humanistes. Comme aux Etats-Unis, cette tâche ne s’effacera que quand les Israéliens eux-mêmes renverseront démocratiquement les honteux responsables de cette indignité, car ils sont encore aux manettes.
En attendant, les palestiniens souffrent triplement : sous le joug d’une domination militaire et coloniale ; dans une économie dévastée et dont les infrastructures essentielles à la vie sociale sont pour longtemps défaites ; sous la pression d’un mouvement islamiste, le Hamas, qui prive les citoyens - et de plus en plus les citoyennes - de leur liberté, au nom d’une autre théocratie dont on voit alentours où elle mène.
Dans ce contexte qui peut mener à de graves confrontations, les priorités sont clairement identifiées : d’abord rendre à nouveau possible les conditions d’un développement durable de la Palestine ; rendre justice d’autre part en mettant fin au sentiment d’impunité quasi-totale des gouvernements israéliens successifs.
C’est pourquoi il est essentiel que le Droit l’emporte, que l’ONU soit respectée, que la pression internationale ne faiblisse pas.
La France, l’Union européenne et les Etats-Unis doivent user de leur poids et envisager clairement de changer leur stratégie d’alliance inconditionnelle : fin et démantèlement des colonies et respect du droit international doivent être les exigences clairement formulées.
Il en va de l’intérêt des israéliens eux-mêmes. La paix et le développement seront aussi les meilleurs ennemis des extrémistes religieux et nationalistes des deux camps.
Pour l’heure, c’est au fort de céder devant le Droit. Le rapport Goldstone peut servir à cela.