Henri Emmanuelli croit fermement aux chances de Benoît Hamon, qu’il soutient depuis juin dernier. Une position née d’une volonté de rupture et d’"un ancrage à gauche".
Le député socialiste des Landes souhaite "que l’on fasse apparaître des têtes nouvelles". Au-delà de son âge, Benoît Hamon a d’autres atouts. Il est le seul qui a été candidat devant les militants".
Henri Emmanuelli refuse d’évoquer un second tour entre Aubry et Royal. "C’est aux militants de trancher. J’ai essayé de donner l’exemple. J’ai demandé à un homme de quarante ans de prendre une motion. Si tous les gens de ma génération en avaient fait autant, on n’en serait pas là".
Il se méfie enfin de l’option stratégique que représenterait l’alliance de centre-droit proposée par S. Royal. Selon lui, le PS doit rester "le pivot de la gauche".