Le Parti socialiste a dénoncé mardi par la voix de son secrétaire national à l’Education Bruno Julliard, les “conditions profondément dégradées de la rentrée” jugeant que la “suppression massive de moyens” entraîne “une situation de rupture” dans l’éducation.
“Nous sommes très inquiets des conditions de cette rentrée, une nouvelle fois nous allons assister à une suppression massive de moyens dans les établissements scolaires - 13.500 suppressions de postes -”, a déclaré M. Julliard lors du point de presse de rentrée du PS.
Ces suppressions “se conjuguent avec des réformes toutes régressives, comme celle des programmes de l’école primaire, la semaine des 4 jours qui alourdit l’agenda des élèves, la formation des enseignants, la suppression de la carte scolaire ou des Rased qui s’occupaient des élèves en difficulté”, a-t-il ajouté.
Il estime que “le gouvernement, Xavier Darcos et maintenant Luc Chatel ont pris l’école publique pour cible”. “Cette fois on est dans une situation de rupture, il faut en finir avec cette politique d’affaiblissement de l’école publique qui n’est plus supportable” a-t-il lancé.
Le PS demande dans l’immédiat “un moratoire sur les suppressions de postes”, que le gouvernement “revienne sur les réformes les plus contestées, comme celle de la formation des enseignants” ainsi que “le retour de la carte scolaire” pour “restaurer la confiance”.
Il planche également à plus long terme sur “un projet éducatif” qui devrait être prêt avant l’été 2010 et qui prévoit notamment “un vaste chantier d’amélioration des méthodes pédagogiques” et “un plan de lutte contre les inégalités scolaires”.